11 juin 2016

Être ou ne pas être

[…] comme beaucoup de langues, le japonais distingue l’animé (humain et/ou animal) de l’inanimé, notamment au niveau de ses verbes être ; or les personnages fictifs qui sont introduits dans une histoire (du genre : il était une fois un roi) sont affectés de la marque de l’inanimé ; alors que tout notre art s’essouffle à décréter la « vie », la « réalité » des êtres romanesques, la structure même du japonais ramène ou retient ces êtres dans leur qualité de produits, de signes coupés de l’alibi référentiel par excellence : celui de la chose vivante.

L’empire des signes / Roland Barthes

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À propos de FloFlo

"Un rien m'amène, un rien m'anime. Un rien me mine, un rien m'emmène."

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