Pouvoir du deux

Être proche d’une femme sauvage, c’est se trouver en présence de deux femmes : l’être extérieur et la criatura intérieure, l’une qui vit dans le monde du dessus, l’autre qui vit dans le monde qui ne se laisse pas facilement voir.

C’est l’histoire d’un vieil homme en train de mourir. II fait venir ses proches auprès de lui. A chacun des membres de sa famille, il remet un bâton, court et solide. « Cassez-le », leur dit-il. Non sans quelques difficultés, ils parviennent à le couper en deux. […] Le vieil homme donne à chacun des siens un autre bâton et dit : « C’est ainsi que je voudrais que vous viviez quand je ne serai plus là. Réunissez vos bâtons en fagots de deux ou trois. Maintenant, essayez de les casser en deux. » Une fois les bâtons réunis par deux ou trois, impossible de les rompre. […]

Ainsi des deux aspects de la nature duale, qui, lorsqu’ils sont maintenus ensemble dans la conscience, ont un pouvoir immense et ne peuvent être brisés. […] Seul, le soi qui est le plus civilisé se porte bien, mais il est un peu esseulé. Seul, le soi sauvage se porte bien, mais il a envie d’une relation avec l’autre.

Femmes qui courent avec les loups / Clara Pinkola Estés

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