29 novembre 2018

Meurtre à la tronçonneuse

Il existe pour nous un obstacle intellectuel quasi insurmontable entre les mouches et les arbres.

Ces grands végétaux n’ont pas de cerveau, ils ne peuvent se déplacer que très lentement, leurs préoccupations sont sans rapport avec les nôtres et leur quotidien se déroule dans un ralenti extrême. Comment s’étonner que les arbres soient traités comme des choses, même si personne n’ignore que ce sont des organismes vivants ?

Quand une bûche craque et pétille dans la cheminée, c’est du cadavre d’un hêtre ou d’un chêne que les flammes s’emparent.

Le papier du livre que vous avez entre les mains, chers lecteurs, provient du bois râpé de bouleaux ou d’épicés abattus – donc tués – à cette seule fin.

Vous trouvez ces propos excessifs ?

La vie secrète des arbres / Peter Wohlleben

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

À propos de FloFlo

"Un rien m'amène, un rien m'anime. Un rien me mine, un rien m'emmène."

Derniers Articles par FloFlo

CATÉGORIE

Ecriture et verbe