Chacun son tour

Dans le sexe, en effet, les plateaux de la balance ne s’immobilisent jamais. Il n’y a pas d’égalité sexuelle, il ne saurait d’ailleurs y en avoir ; on n’est pas à parts égales, l’homme et la femme, chacun son lot, en situation d’équilibre. Cette sauvagerie ne se négocie pas de manière quantifiable. On n’est pas dans le fifty-fifty d’une transaction commerciale. On plonge dans le chaos de l’éros, et la déstabilisation radicale qui le rend si excitant. Retour à l’homme des bois, au peuple des marais. La domination change de camp en permanence, on vit en porte à faux. Tu veux exclure les rapports de domination, tu veux exclure la capitulation ? Mais la domination, c’est le silex, c’est ce qui produit l’étincelle, c’est l’allumage.

La bête qui meurt / Philip Roth

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