Femme de lettres

Si je vivais de l'écriture, j'aimerais qu'on me qualifie de femme de lettres, plutôt que d'écrivaine. On touche la matière avec la femme de lettres, à ce de quoi elle est faite. C'est comme décrire une femme dont la présence charnelle rayonne, en disant d'elle qu'elle est en chair et en os.  

Ceci n'est pas une fourmi motorisée, c'est mon chum. © FloFlo dans le métro

Nuremberg

Dans son Journal de pensée (1967), Hannah Arednt recopie une phrase de Peter Ustinov lue dans le New Yorker : "Pendant des siècles, les hommes ont été punis pour avoir désobéi. A Nuremberg, pour la première fois, des hommes ont été punis pour avoir obéi." (Dés)obéir / Frédéric Gros

Relativité du temps

Le temps a bien des visages, la pendule mesure rarement celui qui passe en notre for intérieur et qui constitue la véritable durée de la vie, d'ailleurs, une foule de jours pourrait tenir en quelques heures et inversement, le nombre des années est une échelle peu fiable pour mesurer la durée de la vie d'un... Lire la Suite →

La sagaie contre le fusil

Les Allemands ont fait une guerre d'aujourd'hui, sous le signe de la vitesse. Nous n'avons pas seulement tenté de faire, pour notre part, une guerre de la veille ou de l'avant-veille. Au moment même où nous voyions les Allemands mener la leur, nous n'avons pas su ou pas voulu en comprendre le rythme, accordé aux... Lire la Suite →

Commandement

Je viens de parler du "commandement". A peine, cependant, le mot est-il sorti de ma plume qu'en moi de l'historien se scandalise de l'avoir écrit. Car l'A.B.C. de notre métier est de fuir ces grands noms abstraits pour chercher à rétablir, derrière eux, les seuls réalités concrètes, qui sont les hommes. Les erreurs du commandement... Lire la Suite →

Toucher le pas-beau

La justice des contes de fées, comme celle de la psyché profonde, récompense la bonté à l'égard de ce qui semble intérieur et punit le refus de faire du bien à qui n'est pas beau. Il en va de même dans les grands sentiments, tel l'amour. Quand nous nous ouvrons et touchons le pas-beau, nous... Lire la Suite →

Drôle d’époque

Bien sûr elle avait étudié la civilisation qui avait précédé la sienne, cette civilisation qui n'avait rien compris à l’utilité des transports, s'en servant pour se déplacer jusqu'aux choses, au lieu d’amener les choses jusqu'à elles. Cette drôle d'époque, quand les hommes quittaient leur maison pour changer d'air au lieu de changer l'air de leur... Lire la Suite →

Comédien

Il est comédien, voyez-vous. Il vit des déjections des autres. C'est une sorte d'acarien qui se goinfre de peaux mortes abandonnées sur le sol. Compromis / Philippe Claudel

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