Don d’identité

Être parent, c'est donner de son identité. C'est se diluer. S'étaler comme une flaque, se glisser dans les interstices. C'est devenir un morceau, un "morceau de". "Maman de" , "Papa de" C'est de cette seule manière que  nous identifie une ribambelle d'autres. Les petits camarades, en premier lieu. "Regarde, c'est la maman de Pilou qui... Lire la Suite →

« Je t’aime de toi »

Première déclaration d'amour de mon fils, 3 ans, alors que nous sommes occupés à chercher la deuxième chaussure. Nous l'appellerons Pilou. (Mon fils) Pas "Je t'aime". Pas "Je t'aime, toi". Je t'aime de toi. Pilou est reparti chercher sa chaussure et je suis restée plantée là, l'écho de la déclaration tourbillonnant autour de moi. Des... Lire la Suite →

Véroniqua, ou la petite robe noire

Vendredi – 10h24 – Au travail C’est à cette heure précise que je crayonne Véroniqua. (Le crayonnage, dans les milieux sérieux du bureau, consiste à lancer un crayon à la figure de l'autre pour attirer son attention.) Je crayonne donc Véroniqua à 10h24. Dès la communication établie, nous planifions un G2 au sommet  à 14h12... Lire la Suite →

Le regard des gens / Avec ou sans ?

Se passer du regard des gens ? S'en passer. "Nous croyons en effet, aujourd'hui et plus que jamais, à l’individualisme" dit Harari*. "Chacun essaie de se persuader que sa valeur ne dépend pas de ce que les autres pensent. Maîtres et parents apprennent aux enfants que si leurs camarades se moquent d’eux, ils doivent faire... Lire la Suite →

Trois fenêtres

Un condamné s’approche de l’échafaud ; « Il y a encore pour longtemps, il me reste trois rues à vivre : je vais passer celle-ci, il restera encore celle-là, puis celle où il y a un boulanger à droite… il y a encore un moment avant d’arriver au boulanger ! Le dernier jour d’un condamné / Victor Hugo  ... Lire la Suite →

Le bruit des touches

J’ai reçu une lettre de Camille. Elle aurait dû m’écrire plus tôt me dit-elle ; il y a un million d’années. Elle aurait été drôle et positive. Autre chose qu’une pauvre fille ‘dégoulinante d’ennui et de déceptions’. Sauf que Camille ne m’écrit pas quand elle va bien. Depuis 5 ans, ses nouvelles ne m’arrivent qu’au gré... Lire la Suite →

Scène au jardin

Au jardin Francine, enceinte jusqu’au cou, se débat avec un pied de lavande qui lui résiste. Ernest la regarde, attendri et amusé par la bataille.  Francine : Anne-Lise. On reste sur Anne-Lise? Ernest : On reste sur Anne-Lise. Francine, un pied sur la bêche : On est bien d’accord ? Parce qu’on en a déjà un... Lire la Suite →

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