Bougez !

Il arriva à une mare. Tandis qu'il nageait, il se mit à faire de plus en plus froid. [...]  Le petit canard devait nager en cercles de plus en plus rapides pour se garder un espace libre dans la glace. [...] *** La femme écrivain dont l'inspiration se tarit sait que la seule solution, c'est... Lire la Suite →

Cœur battant

Les premiers livres, les premières nuits miraculées de lire, les yeux rougis, le cœur battant. La part manquante / Christian Bobin © Children reading / Eastman Johnson / XXème  

La seule urgence véritable de notre langage reste d’en partager sa musique et sa poésie. J'aime bien comme il parle, on dirait de la poésie / Esther Luette

Force de la narration

Ce sont les dons et la force de nos prédécesseurs qui nourrissent les histoires que l'on raconte et que l'on écoute. D'après moi, ce qui fait la force de la narration, c'est une haute colonne d'êtres humains, unis dans le temps et dans l'espace, richement ou pauvrement vêtus comme à leur époque ou encore dans... Lire la Suite →

Coquetterie*

A la fin de chaque texte qu'elle terminait pour quelqu'un d'autre, elle écrivait le mot FIN, suivi d'une étoile (une sorte d'astérisque qui ne renvoyait à rien). Elle exigeait par contrat que cette signature figure à la fin du livre. C'était sa patte, sa marque de fabrique, une sorte d'empreinte connue d'elle seule. Je me... Lire la Suite →

Dès lors qu'on ellipse, qu'on étire, qu'on resserre, qu'on comble les trous, on est dans la fiction. [...] Toute écriture de soi est un roman. D'après une histoire vraie / Delphine de Vigan

Mystère de l’écriture

Les gens en ont assez des intrigues bien huilées, de leurs accroches habiles et de leurs dénouements. Les gens en ont assez des marchands de sable ou de soupe, qui multiplient les histoires comme des petits pains pour leur vendre des livres, des voitures ou des yaourts. Des histoires produites en nombre et déclinables à... Lire la Suite →

Commencement de l’écriture

Vouloir écrire l'amour, c'est affronter le gâchis du langage : cette région d'affolement où le langage est à la fois trop et trop peu, excessif et pauvre. [...] Savoir qu'on n'écrit pas pour l'autre, savoir que ces choses que je vais écrire ne me feront jamais aimer de qui j'aime, savoir que l'écriture ne compense... Lire la Suite →

Je puis tout faire avec mon langage, mais non avec mon corps. Ce que je cache par mon langage, mon corps le dit. Je puis à mon gré modeler mon message, non ma voix.  A ma voix, quoi qu'elle dise, l'autre reconnaîtra que "j'ai quelque chose". Je suis menteur (par prétérition), non comédien. Mon corps... Lire la Suite →

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