Commencement du comédien

Il y aurait une importante distinction à faire entre le spirituel et le comique. Peut-être trouverait-on qu'un mot est dit comique quand il nous fait rire de celui qui le prononce, et spirituel quand il nous fait rire d'un tiers ou rire de nous. [...] Distinguons d'abord deux sens du mot esprit, l'un pus large,... Lire la Suite →

Le vaudeville est à la vie réelle ce que le pantin articulé est à l'homme qui marche, une exagération très artificielle d'une certaine raideur naturelle des choses. Le rire / Henri Bergson  

Le quatrième personnage

Le vice qui nous rendra comiques est celui qu'on nous apporte du dehors comme un cadre tout fait où nous nous insérerons.Il nous impose sa raideur, au lieu de nous emprunter notre souplesse. Nous ne le compliquons pas : c'est lui, au contraire, qui nous simplifie. Là paraît précisément résider la différence essentielle entre la... Lire la Suite →

Je ris donc je suis

Il n'y a pas de comique en dehors de ce qui est proprement humain. Un paysage pourra être beau, gracieux, sublime, insignifiant ou laid ; il ne sera jamais risible. On rira d'un animal, mais parce qu'on aura surpris chez lui une attitude d'homme ou une expression humaine. On rira d'un chapeau ; mais ce... Lire la Suite →

Traqueurs, Traqueuses

Le mot de Sarah Bernhardt à une jeune débutante qui, elle, n'avait jamais le trac : "Vous verrez, mon petit, quand vous aurez du talent..." Je serai comédien ! / Rosine Margat

Sous la surface

L'art du caricaturiste est de saisir ce mouvement parfois imperceptible, et de le rendre visible à tous les yeux en l'agrandissant. Il fait grimacer ses modèles comme ils grimaceraient eux-mêmes s'ils allaient au bout de leur grimace. Il devine, sous les harmonies superficielles de la forme, les révoltes profondes de la matière. Il réalise des... Lire la Suite →

Rire groupé

Il semble que le rire ait besoin d'un écho. [...] Et pourtant cette répercussion ne doit pas aller à l'infini. Elle peut cheminer à l'intérieur d'un cercle aussi large qu'on voudra ; le cercle n'en reste pas moins fermé. Notre rire est toujours le rire d'un groupe. [...] Si franc qu'on le suppose, le rire... Lire la Suite →

Le rire ou l’anesthésie du coeur

Il semble que le comique ne puisse produire son ébranlement qu'à la condition de tomber sur une surface d'âme bien calme, bien unie. L'indifférence est son milieu naturel. Le rire n'a pas de plus grand ennemi que l'émotion. Je ne veux pas dire que nous ne puissions rire d'une personne qui nous inspire [par exemple]... Lire la Suite →

Rationalité folle

Feydeau ne part pas de l'absurde, il y aboutit - et par les voies d'une logique irréfutable. C'est cette singulière fusion de la rationalité et de la folie qui constitue l'originalité de son univers. L'absurde, dans les vaudevilles de Feydeau n'a d’ailleurs pas les mêmes couleurs que dans le nouveau théâtre : le sien est... Lire la Suite →

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