Insensibilité des génies

Si le comédien était sensible, de bonne foi lui serait-il permis de jouer deux fois de suite un même rôle avec la même chaleur et le même succès ? [...] Les grands poètes, les grands acteurs, et peut-être en général tous les grands imitateurs de la nature, quels qu'ils soient, doués d'une belle imagination, d'un... Lire la Suite →

Déclamation ratée

"Si la fureur d'être applaudi s'empare d'un acteur, il exagère. Le vice de son action se répand sur l'action d'un autre. Il n'y a plus d'unité dans la déclamation de son rôle. Il n'y en a plus dans la déclamation de la pièce. Je ne vois bientôt sur la scène qu'une assemblée tumultueuse où chacun... Lire la Suite →

Paradoxe sur le comédien

"Son talent consiste non pas à sentir, comme vous le supposez, mais à rendre si scrupuleusement les signes extérieurs du sentiment que vous vous y trompiez." Le paradoxe sur le comédien / Denis Diderot

Tordutitude du théâtre occidental

Prenez le théâtre occidental des derniers siècles ; sa fonction est essentiellement de manifester ce qui est réputé secret (les "sentiments", les "situations", les "conflits"), tout en cachant l'artifice même de la manifestation (la machinerie, la peinture, le fard, les sources de lumière). La scène à l'italienne est l'espace de ce mensonge : tout s'y... Lire la Suite →

Les trois écritures

Le Bunraku pratique [...] trois écritures séparées, qu'il donne à lire simultanément en trois lieux du spectacle : la marionnette, le manipulateur, le vociférant : le geste effectué, le geste effectif, le geste vocal. La voix : enjeu réel de la modernité, substance particulière de langage, que l'on essaye partout de faire triompher. Tout au... Lire la Suite →

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