Le rire ou l’anesthésie du coeur

Il semble que le comique ne puisse produire son ébranlement qu'à la condition de tomber sur une surface d'âme bien calme, bien unie. L'indifférence est son milieu naturel. Le rire n'a pas de plus grand ennemi que l'émotion. Je ne veux pas dire que nous ne puissions rire d'une personne qui nous inspire [par exemple]... Lire la Suite →

Faillite en nom propre

Si les gueux du coin avaient pu soupçonner une telle faillite dans la vie de cette belle dame en manteau de fourrure, ils lui auraient fait l'aumône. Malavita / Tonino Benacquista

Déclin glandulaire

Aux environs de la cinquantaine, la virilité fait souvent quelques transferts et cherche à se constituer un capital de puissance à l'abri du déclin glandulaire. Au-delà de cette limite, votre ticket n'est plus valable / Romain Gary

Le fils Colin

Un an plus tôt, le fils Colin s'était noyé. Un 14 juillet, c'était facile de se rappeler. [...] Les jours suivants, le préfet avait organisé une battue dans les bois environnants, tandis que des plongeurs draguaient le lac. [...] Le père, c'était ce type trapu qui restait dans le bateau des pompiers, son crâne dégarni... Lire la Suite →

Relativité du temps

Le temps a bien des visages, la pendule mesure rarement celui qui passe en notre for intérieur et qui constitue la véritable durée de la vie, d'ailleurs, une foule de jours pourrait tenir en quelques heures et inversement, le nombre des années est une échelle peu fiable pour mesurer la durée de la vie d'un... Lire la Suite →

La faculté d'analyse ne doit pas être confondue avec la simple ingéniosité ; car, pendant que l'analyste est nécessairement ingénieux, il arrive souvent que l'homme ingénieux est absolument incapable d'analyse. Double assassinat dans la rue Morgue Histoires extraordinaires / Edgard Poe

Gros morceaux

- Comment ça va, Janet ? - Mal et ça dure. - Tu souffres ? - De la tête. - La tête te fait mal ? - Non. Elle ne fait pas mal comme aux autres ; elle est pleine, voilà, et elle craque toute seule dans l'ombre, comme un vieux bassin. On me laisse... Lire la Suite →

Nature humaine

Je me dis parfois qu'il me faudrait d'autres soucis pour chasser celui-là. Docteur, la nature humaine est une pauvre chose. Il est écrit que nous ne pouvons déloger un tourment qu'à condition d'en installer un autre à la place. Mais au moins trouve-t-on quelque répit à en changer. Knock / Jules Romains

WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :