Prison des jours

Il n'y a pas si longtemps, il lui suffisait de se taper des popcorn devant un bon film pour être content. La vie se justifiait toute seule alors, dans son recommencement même. Il se levait le matin, allait au bahut, il y a avait le rythme des cours, les copains, tout s'enchaînait avec une déconcertante... Lire la Suite →

Équilibres mineurs

Hélène a l'habitude de voir les autres filles l'envier et médire. Avec ce cul, ce visage, cette chevelure de scandale, elle sait qu'elle menace des équilibres mineurs, des positions et des conforts. Leurs enfants après eux / Nicolas Mathieu

Trop jeunes

Le cousin monta à l'arrière et ils prirent par le D953. Anthony poussait le moteur, tendant la jambe dans les virages, repartant à fond dans les lignes droites. La vitesse leur tirait des larmes et leur montait dans la poitrine. Ils filaient sur la terre éteinte, tête nue, incapables d'accidents, trop rapides, trop jeunes, insuffisamment... Lire la Suite →

Le fils Colin

Un an plus tôt, le fils Colin s'était noyé. Un 14 juillet, c'était facile de se rappeler. [...] Les jours suivants, le préfet avait organisé une battue dans les bois environnants, tandis que des plongeurs draguaient le lac. [...] Le père, c'était ce type trapu qui restait dans le bateau des pompiers, son crâne dégarni... Lire la Suite →

Chez eux

Chez eux, on était licencié, divorcé, cocu ou cancéreux. On était normal en somme, et tout ce qui existait en dehors passait pour relativement inadmissible. Les familles poussaient comme ça, sur de grandes dalles de colère, des souterrains de peines agglomérées qui, sous l'effet du Pastis, pouvaient remonter d'un seul coup en plein banquet. Leurs... Lire la Suite →

Femme de lettres

Si je vivais de l'écriture, j'aimerais qu'on me qualifie de femme de lettres, plutôt que d'écrivaine. On touche la matière avec la femme de lettres. C'est comme décrire une femme dont la présence charnelle rayonne, en disant d'elle qu'elle est en chair et en os.  

Ceci n'est pas une fourmi motorisée, c'est mon chum. © FloFlo dans le métro

Nuremberg

Dans son Journal de pensée (1967), Hannah Arednt recopie une phrase de Peter Ustinov lue dans le New Yorker : "Pendant des siècles, les hommes ont été punis pour avoir désobéi. A Nuremberg, pour la première fois, des hommes ont été punis pour avoir obéi." (Dés)obéir / Frédéric Gros

Relativité du temps

Le temps a bien des visages, la pendule mesure rarement celui qui passe en notre for intérieur et qui constitue la véritable durée de la vie, d'ailleurs, une foule de jours pourrait tenir en quelques heures et inversement, le nombre des années est une échelle peu fiable pour mesurer la durée de la vie d'un... Lire la Suite →

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